L'effet placebo

Un placebo est un traitement ou une procédure médicale sans effet propre visant expressément à tromper un patient ou le participant d’une expérience.

Si de prime abord, cette approche peut sembler manquer de professionnalisme voire parfaitement insensée, c’est tout l’inverse. Les placebos sont essentiels à la mise en place d’essais cliniques fiables et leur effet surprenant a galvanisé la communauté scientifique au point de faire l’objet de nombreuses études.

L’effet placebo fait référence à l’impact que peut avoir un placebo sur un individu. En d’autres termes, un traitement même inerte et inactif peut être à l’origine d’une amélioration concrète de l’état de santé d’un patient. Si ce résultat semble aller à l’encontre de tout bon sens, il est avéré et a été maintes fois observé.

Dans cet article, nous nous plongerons dans les détails de l’effet placebo. Quelles sont ses implications ? Quand fonctionne-t-il et comment le manipuler ? Quid de son utilisation en milieu clinique ?

Quelques faits intéressants sur les placebos :

Voici quelques faits intéressants sur les placebos. Vous trouverez plus de détails et d’informations connexes dans le corps de l’article.

- D’années en années, l’effet placebo a été observé des milliers de fois

- De nombreux médecins admettent prescrire des placebos régulièrement

- L’opposé d’un placebo — obtenir un résultat négatif plutôt que positif — est un nocebo

- Avant de pouvoir commercialiser un nouveau médicament, les entreprises pharmaceutiques doivent prouver que son efficacité est supérieure à celle d’un placebo

- La couleur d’un comprimé peut faire varier la magnitude de l’effet placebo

- L’effet observé augmente également proportionnellement à la taille des comprimés

- Le terme placebo vient du latin et signifie « je satisferai »

- Les mécanismes précis de l’effet placebo nous sont encore inconnus

- D’aucuns sont persuadés que les propriétés d’auto-guérison de l’effet placebo s’expliquent par la théorie de l’évolution

Qu’est-ce que l’effet placebo ?

L’effet placebo regroupe tout effet psychologique ou physique qu’un médicament (ou une intervention) placebo peut avoir sur un individu. Le placebo est devenu une composante essentielle des essais cliniques

Les premiers essais cliniques pour mesurer l’effet d’un médicament utilisaient un groupe témoin ne recevant aucun médicament ni placebo.

Cependant, après avoir découvert que le simple fait d’ingérer un comprimé peut provoquer un effet placebo, la présence d’un troisième groupe est devenue indispensable. Ce troisième groupe reçoit un comprimé sans substance active (contenant uniquement du sucre par exemple) afin de quantifier leur réponse par rapport à celle du groupe ayant reçu le véritable médicament.

Avant toute nouvelle introduction sur le marché, les entreprises pharmaceutiques doivent donc démontrer que l’efficacité du médicament est supérieure à l’absence de médicament, mais aussi à l’effet placebo.

Il est prouvé que les placebos peuvent être à l’origine de réactions physiologiques concrètes et quantifiables telles que l’augmentation du rythme cardiaque ou de la pression sanguine. Cela étant, c’est sur les maladies nécessitant que le patient indique lui-même ses symptômes que l’effet placebo est le plus important : dépression, anxiété, colopathie fonctionnelle, douleurs chroniques etc.

L’intensité de l’effet placebo peut être influencée par de nombreux facteurs, ce qui semble somme toute assez étrange lorsque l’on sait que les placebos ne contiennent aucune substance active. Une injection par exemple, permet une réaction plus forte qu’un comprimé. Deux comprimés fonctionnent mieux qu’un seul et les gélules fonctionnent mieux que les comprimés. Là encore, plus grande est la gélule, meilleur sera son effet.

Un recoupement de plusieurs études a permis de montrer que la couleur même de la pilule pouvait influencer l’effet de placebo :

« Le rouge, le jaune et le orange sont associés à un effet stimulant, tandis que le bleu et le vert sont perçus comme ayant un effet tranquillisant. »

Par ailleurs, on a constaté que les interventions telles que l’acupuncture simulée (consistant à utiliser des aiguilles rétractables qui ne percent pas la peau) sont tout aussi efficaces que l’acupuncture à proprement parler.

Les placebos peuvent diminuer les symptômes de nombreuses afflictions dont la maladie de Parkinson, la dépression, l’anxiété et la fatigue. Comme pour ajouter davantage de mystère à cet effet aussi étrange que puissant, il varie également selon les cultures. Utilisé dans le traitement d’ulcères gastriques, il est peu efficace au Brésil, mais c’est tout l’inverse en Europe du nord et tout particulièrement en Allemagne. Son efficacité pour traiter l’hypertension est cependant bien moindre en Allemagne.

Exemples d’effet placebo

À l’origine, les placebos étaient uniquement utilisés en tant que témoins dans le cadre d’expériences. Cependant, au vu de leurs propriétés étonnantes, ils ont été étudiés en détail afin de tirer parti de leur potentiel.

Ils ont montré des résultats particulièrement performants dans le traitement des afflictions suivantes :

- Douleur : Lorsqu’un placebo est utilisé pour combattre la douleur, on l’appelle placebo analgésique. Deux hypothèses sont avancées quant à son fonctionnement : soit il provoque la libération d’analgésiques naturels (endorphines), soit il modifie la perception qu’a le patient de sa propre douleur. Par ailleurs, les analgésiques synthétiques sont plus efficaces lorsque le patient a conscience qu’ils lui sont administrés. Dans ce cas, l’effet placebo vient renforcer l’effet de base de la substance active.

- Dépression : Un grand nombre d’effets produits par les antidépresseurs est attribué à l’effet placebo. Un recoupement de huit études a permis de montrer que les placebos antidépresseurs pouvaient avoir des effets se prolongeant jusqu’à 12 semaines. Leur impact peut donc se mesurer sur le long terme.

- Troubles de l’anxiété : L’effet placebo s’est avéré particulièrement intense lors des essais cliniques concernant des médicaments destinés à combattre l’anxiété et n’a de cesse d’interrompre la découverte et les essais de nouvelles médications.

- Toux : L’étude des essais cliniques portant sur la toux a permis de démontrer que 85% de la réduction observée de la toux était liée au placebo, seuls les 15% restants pouvant être attribués à la substance active.

- Troubles de l’érection : Lors d’une étude, les participants on été séparés en trois groupes. Il a été indiqué au premier groupe qu’il recevrait un traitement pour les troubles de l’érection, au second qu’il recevrait un placebo ou un véritable traitement, et au troisième qu’il recevrait un placebo. Les trois groupes ont en réalité reçu des comprimés placebo à base d’amidon. Cela étant, une réduction importante des troubles de l’érection a été observée de façon homogène au sein des trois groupes, sans différence majeure de résultat.

- Colopathie fonctionnelle: Selon les résultats d’une méta-analyse, le taux de réponse à la prise d’un placebo peut varier de 16,0% à 71,4%. À noter également que l’effet du placebo est plus important lorsque sa prise est moins fréquente et que les patients dont l’anxiété est plus légère ont tendance à mieux réagir au traitement. Une approche particulière a donc pu être développée en clinique afin de renforcer l’effet placebo. Enfin, fait curieux, une autre étude a démontré que le placebo pouvait avoir un effet positif sur la colopathie fonctionnelle des patients, même lorsque ceux-ci étaient conscients qu’il ne s’agissait pas d’un réel traitement.

- Maladie de Parkinson : 11 essais cliniques on montré que 16% des participants dans le groupe placebo ont connu d’importantes améliorations de leur état de santé pouvant durer jusqu’à six mois. L’effet semble dû — du moins en partie — à l’afflux de dopamine dans le striatum.

- Épilepsie : De 0% à 19% des patients ont réagi au placebo lors d’un essai concernant un médicament destiné au traitement de l’épilepsie. Les patients ayant réagi ont ainsi vu la fréquence de leurs crises diminuer de moitié.

Comment fonctionne l’effet placebo ?

L’effet placebo est propre à chaque individu et sa force varie selon les maladies concernées. Les raisons de son influence sont encore partiellement incomprises mais au vu de l’inconsistance des réactions chez les patients, il est probable que bien plus d’un seul facteur soient à l’œuvre.

Vous trouverez ci-dessous différents facteurs dont nous pensons qu’ils interviennent dans l’effet placebo.

Attentes et conditionnement

Les attentes du patient font en partie la force du placebo. Ces attentes sont par ailleurs liées au traitement, à la substance ou encore au médecin l’ayant prescrit.

Elles peuvent faire chuter les hormones liées au stress ou pousser les patients à « recadrer » leurs symptômes. Une douleur aiguë peut par exemple être plutôt perçue comme une « démangeaison inconfortable ». À l’opposé, si le patient s’attend à ce que le médicament ne fonctionne pas ou à ce qu’il présente des effets secondaires, le placebo peut être à l’origine de résultats négatifs, auquel cas on parle de nocebo.

Lors d’une étude, des patients ayant récemment consommés des opioïdes réels ont reçu des placebos opioïdes. La dépression respiratoire est un effet secondaire bien connu des opioïdes, or les chercheurs se sont rendu compte que le placebo provoquait les mêmes symptômes de dépression respiratoire, bien qu’étant dépourvus de toute substance active.

D’aucuns pensent que le conditionnement au sens classique du terme est susceptible de jouer un rôle dans le déclenchement de l’effet placebo. À la manière du chien de Pavlov salivant à la vue d’un signal précis car associé à de la nourriture, les patients ont l’habitude de se sentir mieux en prenant des médicaments. La prise de médicaments en elle-même peut donc déclencher une réaction.

Les attentes et le conditionnement sont deux mécanismes bien distincts, sans pour autant être mutuellement exclusifs.

Placebo et cerveau

Les études portant sur l’imagerie cérébrale ont conclu à des changements quantifiables d’activité neuronale chez les personnes confrontées à un placebo analgésique. Les zones concernées incluent des parties du tronc cérébral, la moelle épinière, le noyau accumbens et le complexe amygdalien.

Une corrélation a également pu être établie entre les réactions fortes au placebo et l’accroissement du taux de dopamine et de l’activité mu-opioïde (type de récepteurs opioïdes). Ces deux substances chimiques sont associées aux stimulations de type récompense et motivation. À l’inverse, les nocebos ont tendance à restreindre la sécrétion de dopamine et l’activité mu-opioïde.

Certains de ces changements neurologiques s’opèrent dans les zones du cerveau visées par les antidépresseurs classiques. Cela peut expliquer le fort taux de réaction aux placebos lors des essais portant sur des antidépresseurs (de 50% à 75%).

Psycho-neuro-immunologie

La psycho-neuro-immunologie est un champ d’étude scientifique relativement récent. Il correspond à l’étude des effets directs que peut avoir le cerveau sur le système immunitaire. Ainsi, si un chien peut être conditionné pour saliver au son d’une cloche, il est également possible de conditionner les souris pour qu’elles réduisent l’activité de leur système immunitaire lorsqu’elles sont confrontées à un stimulus spécifique.

Nous savons depuis longtemps qu’une perspective positive peut aider à combattre la maladie. Il y a quelques années cependant, cette science expérimentale est acceptée comme factuelle. S’attendre à une amélioration de son état de santé peut avoir des répercussions positives sur l’efficacité de son système immunitaire.

Les liens entre cerveau et système immunitaire sont complexes et nous n’en sommes encore qu’à un stade de découverte. Il est donc possible que ce type d’interaction joue un rôle dans l’effet placebo.

Défenses immunitaires évolutives

Au cours des millénaires, le corps des mammifères s’est muni de réactions physiologiques utiles face aux pathogènes. La fièvre par exemple aide à se débarrasser des bactéries et virus en faisant monter la température interne. Ces réactions ont cependant un prix. C’est donc au cerveau de décider, face à une situation donnée, de déclencher ou non une réaction immunitaire.

Dans le cas d’une grossesse à un stade avancé ou de malnutrition par exemple, le corps ne déclenchera pas de fièvre en réponse à une infection, l’augmentation de la température étant susceptible de nuire au fœtus ou de trop affaiblir l’individu en sous-nutrition.

La théorie des défenses immunitaires évolutives part du postulat qu’une confiance forte dans les médicaments ou interventions médicales peut suffire à faire disparaître les symptômes, simplement car le cerveau « décide » qu’il n’a pas besoin d’avoir recours à telle ou telle réaction (la fièvre ou la douleur par exemple).

Utilisation des placebos

Les médecins utilisent les placebos partout dans le monde pour la polyvalence de leur efficacité sur de nombreuses maladies. Une étude danoise de 2008 établit que 48% des médecins avaient prescrit des placebos au moins dix fois l’année précédente. Dans la plupart des cas, ces placebos étaient prescrits en tant qu’antibiotiques pour des maladies virales ou en tant que vitamines pour la fatigue.

Une étude israélienne similaire indiquait que 60% des placebos étaient prescrit aux patients réclamant une médication injustifiée ou ayant besoin d’être « calmés ».

Cette utilisation spécifique pose des questions d’éthique. Concrètement, cela s’apparente à un mensonge du médecin à son patient. Cela étant, si le placebo obtient l’effet escompté, son utilisation ne devrait probablement pas être remise en question.

Une autre inquiétude n’est cependant pas à négliger. L’utilisation d’un placebo uniquement dans le but d’apaiser un patient peut retarder voire occulter le diagnostique d’une affliction grave et réelle. Qui plus est, dans nos sociétés judiciarisées, cette pratique peut exposer médecins et pharmaciens à des accusations de fraude.

Il existe néanmoins d’autres utilisations des placebos moins questionnables sur le plan éthique. Ils peuvent par exemple être utiles pour les patients victimes de brûlures. Dans certains cas, les analgésiques à base d’opioïdes ne peuvent être utilisés en raison des effets de dépression respiratoire qu’ils peuvent entraîner. Aussi, une injection saline « déguisée » en analgésique puissant peut aider à apaiser la souffrance du patient.

Les recherches actuelles et futures ne cherchent nullement à rejeter ou minimiser l’effet placebo mais s’emploient plutôt à tenter d’en optimiser l’utilisation. Leur efficacité est avérée pour nombre de situations. En théorie, leur utilisation conjuguée à celle des traitements traditionnels peut permettre d’améliorer l’état actuel de la médication.

En conclusion, voici une citation de Robert Buckman, oncologiste et professeur en médecine :

« Les placebos sont extraordinaires. Ils semblent avoir un effet sur la quasi totalité des symptômes connus à ce jour et sont efficace pour un tiers des patients au moins, voire parfois jusqu’à 60% d’entre eux.

Ils ne présentent aucun effet secondaire grave et peuvent être prescrits sans crainte d’overdose. Ils sont les médicaments les plus adaptables, protéiformes, efficaces et sûrs de tous, tout en étant les moins coûteux. »

Source : Medical News Today

Russ Altman : que se passe-t-il réellement lorsque vous combinez deux traitements ?

Vous allez chez le docteur et passez quelques tests. Il ressort que vous avez un peu trop de cholestérol et qu'il serait bon de prendre un traitement pour y remédier. Il vous prescrit une boîte de médicaments. Vous avez confiance en votre médecin qui, lui même, est convaincu de son efficacité. Le laboratoire qui l'a créé a fait plein de tests, l'a soumis à la FDA (agence gouvernementale américaine de régulation des médicaments). Ils l'ont étudié précisément, avec soin, et l'ont approuvé. Ils ont une bonne idée de son action, une bonne idée des effets secondaires. Tout devrait bien se passer. Puis vous discutez un peu plus avec votre médecin. Il s'inquiète car vous êtes un peu triste ces derniers temps, quelque chose cloche, vous n'arrivez pas à profiter de la vie comme vous en avez l'habitude. Votre médecin dit : « Je pense que vous déprimez, je vais vous prescrire un autre médicament. »

Nous voilà maintenant à deux traitements. Ce deuxième médicament est tout ce qu’il y a de plus sûr également : utilisé par des millions de personnes, approuvé par la FDA, développé par un grand laboratoire dans des conditions strictes. Aucun souci donc, tout devrait bien se passer. Mais attendez, a-t-on vraiment étudié les réactions possibles pour une utilisation combinée de ces deux traitements ?

Il se trouve que c’est extrêmement compliqué à réaliser. Si bien qu’on ne le fait pas, pour se reposer uniquement sur une « surveillance post-commercialisation ». Une fois sur le marché, comment savoir si plusieurs médicaments peuvent présenter des effets secondaires lorsqu’ils sont utilisés de façon combinée ? Si cela a de quoi inquiéter pour deux traitements, imaginez avec trois, cinq, sept… Demandez donc à l’un de vos amis qui suit plusieurs traitements à combien de pilules par jour il en est.

En quoi cela m’intéresse ? Car ça ne m’intéresse pas qu’un peu ! Je suis informaticien et scientifique, et selon moi, en toute honnêteté, la seule chance que nous avons de comprendre les effets possibles de ces interactions est de puiser dans un nombre de sources d’informations aussi élevé que possible. Ainsi, nous pourrons déterminer avec plus de certitude lorsqu’il est possible de combiner deux traitements et lorsque cela présente un risque.

C’est avant tout une histoire de science et d’analyse de données, et cette histoire commence avec mon étudiant Nick. Nous l’appellerons Nick puisque c’est son nom.

Nick est donc mon étudiant. Je lui ai dit : « Nick, il nous faut comprendre les différents effets des médicaments qu’ils soient utilisés seuls ou non. Pour l’instant, notre compréhension de ces effets est extrêmement limitée. » Pourtant, la FDA met à notre disposition une base de données extrêmement riche comprenant une liste d’effets indésirables éventuels. Cette base de données est en libre accès en ligne. Il nous serait possible de télécharger dès à présent des centaines de milliers de rapports concernant les effets indésirables rencontrés par les patients, docteurs, entreprises, pharmaciens. Ces rapports sont qui plus est assez simples : ils contiennent toutes les maladies du patient, tous les médicaments qu’il prend ainsi que tous les effets indésirables ou effets secondaires qui se sont manifestés. Peut être pas tous les effets indésirables qui peuvent survenir aux Etats-Unis actuellement, mais cela concerne quand même plusieurs centaines de milliers de médicaments.

J’ai ainsi dit à Nick : « prenons le cas du glucose. Celui-ci est très important et son lien avec le diabète est bien connu. Voyons s’il nous est possible de comprendre les effets liés au glucose. » Nick a donc commencé à travailler là-dessus puis est revenu me voir.

« Russ », m’a-t-il dit, « j’ai mis en place un système de classification qui permet de consulter les effets possibles d’un médicament depuis la base de données de la FDA afin de déterminer s’il peut avoir une incidence sur le taux de glucose. »

Il l’a fait ! Et c’était finalement très simple. Il a rassemblé tous les médicaments ayant un effet et d’autres n’en ayant pas avant d’essayer de déterminer les différences possibles sur les effets secondaires : différence de fatigue, d’appétit, d’habitudes urinaires etc. Tout cela lui a permis d’établir une analyse prévisionnelle fiable. Il m’a donc dit : « Russ, je peux prédire avec une précision de 93% quand le glucose sera affecté par un médicament donné. »

« Nick, c’est super ! » — c’est un jeune étudiant, il a besoin d’encouragements — « Mais il y a un problème. Tous les médecins du monde connaissent les médicaments pouvant avoir des effets sur le glucose, c’est le cœur du métier. C’est donc du très bon boulot, mais peu intéressant pour la profession en l’état et probablement pas digne d’être publié. »

« Je sais, Russ. Je me doutais que tu dirais ça. » Nick est intelligent. « Je m'en doutais donc j'ai fait un autre test. J'ai cherché toutes les personnes prenant deux médicaments, et j'ai cherché les signaux similaires, les signaux de changement du glucose, pour les gens prenant deux médicaments, lesquels, individuellement, ne jouent pas sur le taux de glucose, mais ensemble présentent un signal fort. »

Quel malin, voilà une bonne idée, Montre moi ta liste ! » Voilà donc une liste de médicaments pas franchement « sexy », je vous l’accorde. Sur la liste, deux médicaments en particulier ont attiré mon attention : Paroxétine, ou Paxil, un antidépresseur, et Pravastatine, ou Pravachol, un médicament pour le cholestérol.

Des millions d'Américains prennent ces 2 médicaments. Il s'avère que 15 millions prennent du paroxétine, 15 millions prennent du pravastatine, et 1 million prennent les deux selon nos estimations. Un million de personnes pouvant rencontrer des problèmes avec leur glucose si le programme de Nick permettant d’exploiter le charabia de la base de données de la FDA tient vraiment la route. « Ce n'est toujours pas publiable, parce que j'adore ce que tu as créé, mais cela ne constitue pas encore une preuve irréfutable que nous avons. » Nous devons donc aller plus loin. Regardons les rapports médicaux électroniques de Stanford. Nous avons une copie compatible pour la recherche, les rapports sont anonymes. « Voyons si les personnes prenant ces 2 médicaments ont des problèmes de glucose. »

Il y a des milliers et des milliers de personnes qui prennent de la paroxétine et de la pravastatine dans ces dossiers. Nous voulions des patients particuliers, des patients prenant un de ces médicaments et ayant dont la glycémie a été mesurée, puis ayant pris l'autre médicament en ayant une nouvelle mesure, tout cela sur une période raisonnable (de l’ordre de deux mois). En réunissant tous ces critères, il restait dix patients. Sur le dix, huit présentaient une hausse de leur glycémie lorsqu’ils prenaient leur deuxième « P » (nous appelons ça P et P). Peu importe l'ordre des traitements, une fois le second P ingéré, la glycémie augmentait de 20 milligrammes par décilitre. Pour rappel, si vous n'êtes pas diabétique, votre glycémie est à environ 90. Si elle monte à 120 voire 125, votre docteur commence à penser qu'il y a un risque de diabète. Une soudaine augmentation de 20 milligrammes est donc tout sauf anodine.

Voilà qui constituait un progrès de plus dans notre cheminement. Mais dix patients, cela n’était toujours pas suffisant, en tout cas pas pour publier nos recherches (décidément…).

Nous avons alors appelé nos amis de Harvard et Vanderbilt (respectivement à Boston et Nashville) qui possèdent des rapports médicaux numérisés similaires aux nôtres, dans l’espoir qu’ils aient des patients ayant les mêmes premier P et deuxième P avec à chaque fois une mesure de leur glycémie dans l’intervalle qui nous intéresse.

Dieu merci, Vanderbilt en a trouvé 40 en moins d’une semaine, pour lesquelles nous avons pu observer les mêmes résultats. Même chose à Harvard où 100 patients correspondant aux critères avaient les mêmes symptômes. En fin de compte, nous avions 150 patients de trois centres médicaux différents dont la glycémie augmentait significativement à la prise de ces deux mêmes « P et P ».

Plus intéressant, nous avions écarté les diabétiques, les diabétiques ont des taux de glucose anormaux. Quand on a regardé le glucose des diabétiques, il augmentait de 60 milligrammes par décilitre, pas juste 20. C'était important et on s'est dit : « On doit publier ça. » On a soumis notre papier. Il s'agissait de données factuelles, données de la FDA, données de Stanford, données de Vanderbilt et Harvard. On n'avait pas fait une seule expérience.

Mais nous étions nerveux. Donc Nick, pendant l'examen du papier, est retourné au labo. On a trouvé quelqu'un versé dans les trucs de labo. Je ne fais pas ça. Je m'occupe des patients, je ne touche pas aux pipettes. Il nous a appris à donner des médicaments aux souris. On a pris certaines souris et on a donné un P, la paroxétine, à d'autres la pravastatine. Et à un 3ème groupe de souris, les 2 P. Et voilà, le glucose a augmenté de 20 à 60 milligrammes par décilitre chez les souris.

Le papier a été accepté, rien qu'avec les informations factuelles, mais on a ajouté une note à la fin disant : « Au fait, si vous testez sur des souris, ça monte. »

C'est très bien et l'histoire aurait pu s'arrêter là. Mais j'ai encore 6 min 30.

Donc on était là, à réfléchir à tout ça, et je ne me rappelle pas qui, mais quelqu'un à dit : « Je me demande si les patients qui prennent ces 2 médicaments ont remarqué les effets secondaires d'hyperglycémie. Ils pourraient et ils devraient. Comment pourrions-nous le déterminer ? »

Qu'est-ce que tu fais ? Tu prends un médicament, puis un autre ou deux, et tu te sens bizarre. Que fais-tu ? Tu vas sur Google et tu cherches le nom du ou des médicaments que tu prends, et tu tapes « effets secondaires ». Et ce que tu ressens? Donc on s'est dit OK, demandons à Google s'ils veulent bien partager leurs logs avec nous, qu'on puisse voir les recherches et voir si des patients font ce genre de recherches. Je suis désolé de le dire, mais Google a refusé. J'étais un peu abattu. A un dîner avec un collègue travaillant pour Microsoft Research, j'ai dit : « On voulait faire cette étude, Google a dit non, c'est triste. » Il me dit : « Nous avons les recherches Bing. »

J'avais l'impression de parler à Nick de nouveau. Il travaille pour une des plus grosses sociétés au monde et j'essaye de le réconforter. Il me dit : « Non, Russ, tu n'as pas bien compris. On n'a pas seulement les recherches Bing, mais si tu utilises Internet Explorer pour chercher sur Google, Yahoo, Bing, n'importe... Alors, pendant 18 mois on garde ces infos pour des questions de recherches. » J'ai dit : « Là, tu m'intéresses ! » C'était Eric Horvitz, mon ami chez Microsoft.

Nous avons donc fait une étude dans laquelle on définissait 50 mots qu'une personne pourrait taper en cas d'hyperglycémie, comme « fatigue », « perte d'appétit », « urine beaucoup », « fait beaucoup pipi » pardon, mais c'est un des trucs que vous pourriez taper. Nous avions 50 phrases qu'on a appelées les « mots du diabète ». Et on a d'abord cherché une référence. Il s'avère que 0,5 à 1% de toutes les recherches sur internet incluent l'un de ces mots. C'est notre taux de référence. Si les gens tapent « paroxétine » ou « Paxil » — ce sont des synonymes — et l'un de ces mots, le taux monte jusqu'à environ 2% des « mots du diabète », si vous savez que le mot « paroxétine » s'y trouve. Si c'est « pravastatine », le taux monte à 3% par rapport au taux de référence. Si on a « paroxétine » et « pravastatine » ensemble dans la recherche, il monte à 10%, une augmentation par 3 ou 4 dans ces recherches sur les 2 médicaments qui nous intéressaient, avec des mots propres au diabète ou à l'hyperglycémie.

On a publié ça, et cela a attiré l'attention. La raison pour laquelle ça mérite notre attention est que les patients nous disent les effets secondaires rencontrés indirectement via leurs recherches. On a porté cela à l'attention de la FDA. Ils étaient intéressés. Ils ont monté des programmes de surveillance des réseaux sociaux en collaboration avec Microsoft, qui avait une bonne infrastructure pour ça et d'autres poursuivre les flux Twitter, suivre les flux Facebook, suivre les recherches, pour déceler les indices qu'un médicament seul ou associé à d'autres, pose problème.

Qu'en retirer ? Pourquoi raconter cela ? Eh bien, pour commencer, nous avons la promesse de l'analyse de données pour nous aider à comprendre les interactions entre médicaments et, véritablement, leurs effets. Comment fonctionnent-ils ? Cela va créer, et a déjà créé, un nouvel écosystème pour comprendre comment les médicaments agissent et optimiser leur usage. Nick a avancé, il est professeur à Columbia désormais. Il a fait ça pour son doctorat, pour des centaines d'associations de médicaments. Il a trouvé plusieurs interactions très importantes, et donc on a reproduit ça et on a montré que ça fonctionne vraiment pour trouver des interactions entre médicaments.

Cela dit, quelques précisions. On ne fait pas que tester des couples de médicaments ensemble. Comme je l'ai déjà dit, certains patients prennent 3, 5, 7, 9 médicaments. Est-il possible d'étudier leurs multiples interactions ? Oui, on peut tester par paires, A avec B, A avec C, A avec D, mais qu'en est-il de A, B, C, D, E, F, G tous ensemble, pour un même patient, peut-être interagissant entre eux au point de les rendre plus efficaces ou moins efficaces ou causer des effets secondaires inattendus ? Nous n'en avons aucune idée. C'est un nouvel horizon, un nouveau champ pour nous d'utiliser des données pour essayer de comprendre toutes les interactions des médicaments

Deux dernières leçons : je veux que vous imaginiez la force que nous avons pu générer à partir des données de gens qui ont accepter de partager leurs réactions via leurs pharmaciens, entre eux, leurs docteurs, les gens qui ont permis d'utiliser les bases de Stanford, Harvard, Vanderbilt à des fins de recherche. Les gens s'inquiètent. Ils ont peur pour leur vie privée et leur sécurité -- ils ont raison. Il faut des systèmes sûrs. Mais on ne peut pas travailler sans ces données, car c'est une source trop riche d'inspiration, d'innovation et de découvertes de nouvelles connaissances en médecine.

La dernière chose que je veux dire : dans ce cas on a trouvé 2 médicaments et c'est une histoire un peu triste. Les 2 médicaments posent problème. Ils augmentent le glucose. Ils peuvent provoquer un diabète chez des gens qui ne l'auraient pas sinon, vous avez donc intérêt à faire très attention aux deux ensemble, peut-être à éviter les deux ensemble, faire des prescriptions différentes. Mais il y a une autre possibilité. On aurait pu trouver deux ou trois médicaments qui interagissent de façon bénéfique. Produisant de nouveaux effets qu'aucun d'entre eux n'a seul, mais ensemble, au lieu d'effets secondaires, ils pourraient être un nouveau traitement pour des maladies sans traitement ou dont les traitements sont inefficaces. Si on pense aux traitements aujourd'hui, toutes les découvertes majeures — pour le SIDA, la tuberculose, la dépression, le diabète — c'est toujours un cocktail de médicaments.

Et donc, la bonne nouvelle, et le sujet d'une autre TED Talk, un autre jour, c'est comment pouvons-nous utiliser la même source de données pour trouver les effets positifs lors du mélange de médicaments apportant ainsi de nouveaux traitements, de nouvelles infos sur leur fonctionnement et nous permettre de prendre encore mieux soin de nos patients ?

Les bienfaits inattendus de la friture

Même la cuisson à l’huile peut présenter des bienfaits nutritifs, lorsqu’on utilise de l’huile d’olive.

Selon une étude publiée dans la revue Food Chemistry, la cuisson à l’huile d’olive vierge extra est meilleure pour la santé que les autres méthodes de cuisson et contribue à prévenir les risques de cancer, de diabète ou encore de dégénérescence maculaire.

Les études vantant les mérites du Régime méditerranéen se font pléthore. Il est admis que ce régime participe à réduire les risques de maladies cardio-vasculaires et d’AVC, contribue à un bon fonctionnement intestinal, freine le processus de vieillissement du cerveau, et diminue les chances d’apparition de diverses pathologie dégénératives chroniques. Le régime méditerranéen espagnol inclut de nombreux légumes et de l’huile d’olive vierge extra, soit deux bonnes sources de phénols dont l’effet antioxydant est considéré comme l’un des principaux garants d’une bonne santé.

La concentration de ces antioxydants est variable selon le traitement réservé à la nourriture.

Des chercheurs de l’université de Grenade (Espagne) se sont employés à comparer les différentes méthodes de cuisson afin de déterminer laquelle offre le meilleur potentiel antioxydant tout en préservant une concentration optimale de phénol dans les légumes du régime méditerranéen (soit entre autres la pomme de terre, la citrouille, la tomate et l’aubergine).

Durant la cuisson, les phénols sont transférés de l’huile d’olive aux aliments

Les chercheurs ont cuit 120g de pomme de terre, citrouille, tomate et aubergine sans peau ni pépins dans des conditions spécifiques pour comparer trois méthodes : frire à l’huile, cuire dans de l’eau portée à ébullition, et cuire avec un mélange d’eau et d’huile d’olive. La proportion entre le volume d’eau et de légume respecte à chaque fois les méthodes de cuisson espagnoles traditionnelles.

L’équipe s’est également servie d’une technique de chromatographie des liquides haute performance (HLPC) pour mesurer la quantité de phénol de chaque légume.

Frire dans de l’huile d’olive vierge extra a augmenté la concentration de graisse et la déshydratation des légumes, contrairement aux autres techniques. La cuisson à l’huile a permis d’augmenter le niveau de phénol, ce qui n’a pas été le cas pour la cuisson à l’eau. Ce phénomène est attribué au transfert des phénols présents dans l’huile d’olive vers les légumes, leur offrant des composés bénéfiques supplémentaires dont ils sont normalement dépourvus.

Selon les résultats de l’étude, frire les légumes dans l’huile d’olive vierge extra est la méthode la plus efficace pour augmenter le potentiel antioxydant des aliments testés, tout autant que leur teneur en phénol. En d’autres termes, la cuisson elle-même améliore la qualité des aliments crus.

Les trois méthodes sans exception ont permis d’obtenir un meilleur potentiel antioxydant pour l’ensemble des légumes concernés par l’étude. La proportion finale de phénol, d’hydratation et d’effet antioxydant variant cependant selon le légume d’origine et la méthode de cuisson.

L’utilisation d’huile d’olive vierge extra a permis à chaque fois d’augmenter la teneur en phénol des légumes, quand bien même ceux-ci présentaient déjà une teneur importante avant cuisson. Cela implique que cuire à l’huile en faisant sauter les légumes permet non seulement de conserver leurs bienfaits mais d’en augmenter le potentiel.

La professeure Cristina Samaniego Sànchez de la section Nutrition de l’université explique :

« Nous pouvons affirmer que faire sauter les légumes dans l’huile permet d’obtenir une concentration optimale, ce qui correspond à une amélioration lors du processus de cuisson lui-même, et ce malgré une densification énergétique résultant de l’absorption d’huile durant la cuisson.

Les chercheurs indiquent enfin que la cuisson sous pression, particulièrement avec addition d’huile d’olive vierge extra, peut s’avérer bénéfique tant que l’eau utilisée pour la cuisson s’évapore, dans la mesure où cela permettra d’augmenter la concentration de phénols des aliments crus, tant en renforçant leurs bienfaits.

Source : Medical News Today.

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Le cycle d'un médicament

Recherche, essai, autorisation, production et distribution puis passage en générique.
Une infographie pour mieux comprendre le cycle de vie du médicament.

source : http://www.leem.org/.

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De quelle génération est votre pilule ?

Le ministère de la santé et l'UE ont mis en place un dispositif visant à réduire la prescription de pilules de 3e génération, jugées "à risques".

Si vous prenez une pilule de 3e génération, ne surtout pas arrêter précipitamment mais vous pouvez contacter votre médecin pour des renseignements.

Les pilules de 1e et 2e génération
- Adepal®
- Amarance®
- Daily Gé®
- Evanecia®
- Leeloo®
- Lovavulo®
- Ludeal Gé®
- Minidril®
- Pacilia®
- Trinordiol®
- Zikiale®
- Stediril®
- Triella®.

Les pilules de 3e génération
- Carlin®
- Cilest®
- Cycleane®
- Desobel®
- Désogestrel Ethinylestradiol 150/20 et 150/30 Biogaran®
- Edenelle®
- Efezial 75/30®
- Effiprev®
- EffiprevTricilest®
- Félixita®
- Phaeva®
- Gestodène Ethinylestradiol Actavis®
- Gestodène Ethinylestradiol Arrow®
- Gestodène Ethinylestradiol Biogaran®
- Gestodène Ethinylestradiol EG®
- Gestodène Ethinylestradiol Ranbaxy®
- Gestodène Ethinylestradiol Ratiopharm®
- Gestodène Ethinylestradiol Sandoz®
- Gestodène Ethinylestradiol Teva®
- Gestodène Ethinylestradiol Zentiva®
- Gestodène Ethinylestradiol Zydus®
- Gestodène Ethinylestradiol Winthrop®
- Harmonet®
- Meliane®
- Melodia®
- Mercilon®
- Minesse®
- Minulet®
- Moneva®
- Perléane Cilest®
- Sylviane®
- Triafemi®
- Tricilest®
- Triminulet®
- Varnoline Continu®
- Varnoline®
- Winthrop®

Les pilules 4e génération :
- Belanette®
- Belara®
- Biogaran Continu®
- Convuline®
- Drospibel®
- EE/drospirénone Biogaran®
- Jasmine®
- Jasminelle Continu®
- Jasminelle®
- Qlaira®
- Rimendia®,
- Yaz®
- Zoely®

Le pouvoir au patient

Les temps changent. Organismes et entreprises enquêtent de plus en plus sérieusement sur les zones de friction à chaque niveau du monde de la santé. La transmission de l’information médicale et sa compréhension en sont des points décisifs.

Et puis il y a les patients, le grand public lui-même qui s’y penche également et qui pèse de tout son poids pour que le changement arrive. Et faites moi confiance, il arrive. Depuis l’arrivée d’Internet, les forums les plus fréquentés de France sont orientés sur le sujet de la santé. Ce n’est pas une coïncidence. Cette soif de connaissance, de recherche et de documentation proactive d’un patient pour le compte de sa propre santé démontre une envie croissante et irrépressible de prendre part au processus décisionnel. Les études montrent qu’au plus un patient est impliqué dans les décisions concernant sa santé, au plus il sera investi dans son traitement et ratera moins souvent ses doses, déclarera ses effets secondaires, etc.

La notice facile à rechercher, lire et naviguer en ligne n’est qu’un début. Elle permet de faire tomber cette première barrière que l’on suspecterait presque d’avoir été construite volontairement. Opaque et décourageante, elle exclut le patient plutôt qu’elle ne l’invite. Sans renseignements objectifs, celui-ci consomme aveuglément (récent scandale autour du vaccin contre le cancer du col de l’utérus par exemple), ce qui sert plus les intérêts des grands groupes pharmaceutiques que ceux de l’individu. Ce déséquilibre ne saurait durer.

Jérôme Dewit, fondateur d’Encyqlo.
Me contacter : encyqlo@gmail.com


Dispensation de médicaments à l'unité

La dispensation de spécialités pharmaceutiques à l’unité permettra au médecin de prescrire un nombre déterminé d’unités, par exemple 5, 7, 13, 17, 19 ou 21 unités et le pharmacien en assurera le conditionnement et la délivrance. Cette mesure est censée entraîner des économies parce que la quantité de médicament délivrée sera conforme à la prescription du médecin et qu’il n’y aura pas de « déchet » Ceci est très beau mais...

Le conditionnement actuel des médicaments a été adapté à la réglementation et aux habitudes de prescription. Il existe déjà pour certains médicaments un conditionnement à l’unité, si une prise unique suffit. S’il manque certains conditionnements, par exemple à 5 ou 13 unités, la Ministre de la Santé aurait déjà dû exiger leur commercialisation. Même si le médecin prescrit un nombre précis d’unités rien n’obligera les malades à les prendre, notamment s’il apparait des effets indésirables ! Quant à l’économie, elle risque de coûter cher !

médicament à l'unité encyqlo

Sur le plan pratique, je ne suis pas pharmacien mais je conçois que dans une officine il y aura quelques difficultés à s’astreindre pour sortir du pot le nombre prescrit de comprimés, à les mettre dans une boîte adéquate et à y ajouter la notice. Le risque d’erreur me semble incomparablement plus élevé qu’avec le conditionnement industriel qui est pratiqué aujourd’hui.

Mais voici l’argument massue en faveur de cette modalité de dispensation, en Angleterre et aux USA on délivre les médicaments à l’unité et ce n’est pas plus mal qu’en France ! Je l’admets, en Angleterre on conduit à gauche et ce n’est pas plus mal qu’en France et en conséquence on pourrait expérimenter la conduite à gauche sur certaines routes. Aux USA, les trains circulent à droite et ça a l’air d’aller. On pourrait aussi l’expérimenter en France sur certaines lignes !

La dispensation des médicaments en France telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui parait simple et sûre et il n’y a pas lieu de la chambouler. Mais par ailleurs la France est un pays suffisamment riche pour pouvoir s’offrir quelques frivolités.

Source : http://www.pharmacorama.com/ezine/20140912192223.php


Les règles d'or de l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament

7 consignes pour utiliser ses médicaments au mieux, toujours avec la notice comme guide et conseiller !

Règles d'or


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Lancement Encyqlo.com

Les notices de médicaments constituent une mine d'or d'information, souvent le resultat de millions d'euro de recherches et d'études en laboratoires. Que ce soit si l'on veut connaitre à quel point un médicament est efficace, ou ses effets secondaires, ou si l'on peut le consomer avec de l'alcool, ou que faire si l'on oublie une prise, il est plus que probable que l'info est là-dedans, quelque part.

Le mot à retenir ici biensûr, c'est le "quelque part". Une notice de médicament est trop souvent la définition même d'information latente. Elle est pourtant si complète, si puissante, mais obstruée par une mise en page monotone, des formulations opaques ou tout simplement difficile à trouver.

Encyqlo organise ces informations pour vous aider à les trouver en quelques clics et à les lire sans plisser les yeux ! Le contenu des notices est complet et fiable, entièrement issu du site du ministère de la santé et de l'Agence Nationale de sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) et donc identique à celui que l'on trouve dans les emballages de médicaments. En ce sens, ce sont les fabricants qui parlent, pas nous. Nous espérons que la communauté des utilisateurs les trouveront utiles. Tout particulier ou organisme est invité à partager les liens vers nos notices s'ils les trouvent utiles.

Encyqlo.com fait son lancement avec plus de 40 notices des médicaments les plus populaires en France (Advil, Advilcaps, Crestor, Dafalgan, Doliprane, Daflon, Tahor, Spasfon, Subutex, Efferalgan, Levothyrox, Strefen, Nurofen, Imodiumlingual, Magne B6 etc…), avec des centaines de plus à venir dans les prochaines semaines.


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